Des nouvelles de uma

Coopérative funéraire de l’Estrie : 45 ans d’histoire, de rituels et d’évolution

Fondée en 1974, la Coopérative funéraire de l’Estrie compte aujourd’hui plus de 23 500 membres à travers ses douze salons. Une centaine d’employés de différents métiers travaillent dans ce milieu où l’empathie, l’écoute et l’ouverture envers les clients sont nécessaires.   

Les façons de faire et les rituels funéraires ont énormément changé au Québec en 45 ans. La religion de moins en moins importante, il est certainement normal de constater des changements dans les rituels funéraires et dans la façon de vivre la perte d’un être cher. La Coopérative funéraire de l’Estrie a su s’adapter à cette transformation. Le modèle religieux et standard des années 70 et 80 a été modifié, progressivement, pour un modèle plus personnalisé.

« À l’époque, les funérailles servaient à concrétiser le passage du défunt au royaume de Dieu. Alors que maintenant, on salue la vie de la personne décédée et l’importance qu’elle avait pour nous », explique François Fouquet, directeur général de la Coopérative funéraire de l’Estrie.

« Les gens recherchent des rituels orientés autour de la personne décédée, poursuit Manon Thibodeau, directrice des services aux familles. Nous nous sommes aussi associés avec des organismes locaux pour accompagner les gens, selon le deuil et pour toutes les tranches d’âge (à partir de trois ans). »

Parmi les nombreux services spécifiques mis à la disposition des personnes endeuillées, notons la Cérémonie des anges. « Chez nous, de 20 à 25 familles vivent chaque année un deuil périnatal, en perdant un enfant mort-né ou en fin de grossesse, explique M. Fouquet. C’est un deuil qui n’est pas tellement reconnu en société. On regroupe donc tous ces parents pour briser la solitude. »

En tout, pas moins de 1 150 familles endeuillées sont accueillies chaque année à la Coopérative. Et contrairement à ce que plusieurs personnes croient, les services ne sont pas réservés qu’aux membres. La Coopérative est ouverte à tous les Estriens, toutes croyances confondues.

Au cours des dernières années, beaucoup d’efforts ont été consacrés aux deux cimetières que possède la Coopérative, situés autour du complexe principal, sur la rue du 24-Juin, à Sherbrooke. D’abord, dans le cimetière traditionnel, un nouveau concept a fait son apparition récemment; soit le Jardin des Générations, qui permet la plantation d’un arbre au moment de l’inhumation des cendres. Quant au cimetière naturel, il est unique au Québec et l’empreinte humaine y a été réduite au maximum.

« Les gens peuvent acheter un lot pour y mettre les cendres, explique M. Fouquet. En raison du réseau racinaire, seulement les urnes biologiques sont inhumées. Il n’y a que des cendres, aucun corps. Et la seule empreinte laissée consiste en une tige de métal et une plaque de bronze. »

Notons qu’en Estrie, 73 % des défunts sont incinérés (selon les vœux de la famille ou du défunt, plusieurs sont tout de même exposés avant).

Des employés empathiques

La Coopérative funéraire de l’Estrie compte plus de 100 employés. Sur le lot, un bon nombre travaille au complexe principal de Sherbrooke. On retrouve plusieurs types de métiers, de réceptionniste à thanatopracteur, en passant par conseiller aux familles, embaumeur, préposé à l’accueil, transporteur, comptable, préposé à l’entretien, horticulteur et directeur de funérailles.

« Ce qui est spécial, c’est que le profil que nous recherchons est différent de celui recherché dans la plupart des entreprises, explique M. Fouquet. Que ce soit la réceptionniste, qui fait bien souvent le premier contact avec la famille du défunt, ou le transporteur, qui doit aller chercher le corps à l’hôpital ou directement dans la résidence du défunt, les employés doivent avoir une ouverture envers les autres, être à l’écoute et empathiques. La ligne peut être très mince entre empathie et sympathie. Notre travail à nous, c’est d’être aidants et utiles. Il faut surtout éviter la transposition d’une situation (ex. : ça aurait pu arriver à moi!). Les employés sont aussi très outillés en formation. »

Mais tenez-vous-le pour dit : « L’ambiance de travail est loin d’être sombre, précise Mme Thibodeau. Oui, on fait face à des situations qui peuvent être très éprouvantes, mais ce n’est pas un milieu morbide. Il y a de nombreux fous rires entre nous. Nous avons aussi des ressources pour nous épauler en tant qu’équipe, lorsque survient une mort tragique, par exemple le décès d’un enfant. »

En raison du profil demandé lorsque l’équipe doit procéder à l’embauche d’un ou de plusieurs employés, la Coopérative diffuse rarement les postes à l’externe. « Puisque nos postes ne sont pas affichés de manière publique, nous manquons souvent de références et c’est là qu’un service comme Uma devient très intéressant pour nous », indique le directeur général.

La Coopérative a d’ailleurs engagé au cours des derniers mois une candidate Uma, qui avait manifesté un vif intérêt pour travailler au sein de l’équipe de la Coopérative funéraire de l’Estrie.

Vrai ou faux?

Il est interdit de disperser des cendres humaines en pleine nature, par exemple dans les rivières et les lacs au Québec.

Faux. « Au Québec, la nouvelle loi (2016) permet de répandre les cendres selon les volontés du défunt ou de la famille. Nous pouvons entre autres les disperser sur notre terrain privé, mais sans l’urne.  À la Coopérative, nous conseillons tout de même de garder une partie des cendres dans un endroit précis pour pouvoir aller se recueillir », répond M. Fouquet.

 

Pour en savoir plus sur Uma, un service offert par Pro-Gestion Estrie, visitez le www.uma-estrie.ca ou le www.progestion.qc.ca.

Sur la photo, François Fouquet, directeur général de la Coopérative funéraire de l’Estrie, Johanne Boislard, de l’entreprise Publiforme, Manon Thibodeau, directrice des services aux familles, ainsi que Daniel Veilleux, directeur des opérations.

Articles récents

Entreprise vedette

L’Écolo Boutique: le plaisir, la valorisation et l’écoresponsabilité au travail

15 octobre 2019

Entreprise vedette

Verbom, un succès «made in Valcourt»

9 octobre 2019

Entreprise vedette

Exo-S : le secret est dans l’innovation, l’expertise et le bien-être des employés

7 octobre 2019

Entreprise vedette

Coopérative funéraire de l’Estrie : 45 ans d’histoire, de rituels et d’évolution

13 septembre 2019

Entreprise vedette

Dunin Technologie : l’importance de la diversité au sein d’une équipe

10 septembre 2019

Actualités

Pro-Gestion Estrie intensifie la promotion de son service Uma

30 août 2019

Entreprise vedette

Chocolat Lamontagne: en constante évolution depuis plus de 40 ans

27 août 2019

Entreprise vedette

Entreprise Service, Entretien O. Hainault: propulsée vers l’avant

21 août 2019

Entreprise vedette

FTMS: la remarquable organisation derrière le populaire événement

6 août 2019

Entreprise vedette

Le plein air a le vent dans les voiles… et Jouvence aussi!

18 juillet 2019

Entreprise vedette

Cultiver ses habitudes écoresponsables, un geste à la fois

17 juillet 2019

Actualités

Uma, une solution pour contrer les difficultés de recrutement

12 juillet 2019

Entreprise vedette

Global Excel: toujours en croissance pour mieux servir partout sur la planète

28 juin 2019

Entreprise vedette

Gexel: le succès d’une entreprise fondée à Magog

26 juin 2019

Actualités

Salons de l’emploi : 93 % des employeurs engageront au moins une personne rencontrée sur place

20 juin 2019

Articles Reliés

Entreprise vedette

L’Écolo Boutique: le plaisir, la valorisation et l’écoresponsabilité au travail

15 octobre 2019

Entreprise vedette

Verbom, un succès «made in Valcourt»

9 octobre 2019